En retard, en retard, j'ai rendez-vous que'qu'part

Le 4 février, le MEDEF et Numeum dressaient le bilan de leur Tour de France de l’IA auprès des entreprises. Next y était.
Faire le bilan du Tour de France de l’intelligence artificielle en amont du Sommet sur l’IA qui se tiendra à Paris à partir de jeudi, tel était l’objectif de l’événement organisé ce 4 février au siège du MEDEF.
À l’issue de vingt rencontres organisées de Saint-Denis de La Réunion jusqu’à Valbonne, Laval ou Vierzon, depuis le mois d’octobre 2024, le syndicat patronal a rencontré plus de 3 000 participants auprès desquels il a tenté de « démystifier » l’IA, de « positiver » le sujet, selon les mots de son président Patrick Martin, « pour que les entreprises s’en emparent, tout simplement ».
Si les discours de la Ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du numérique Clara Chappaz et du président du MEDEF Patrick Martin sont résolument tournés dans le sens d’une adoption rapide de l’IA, les échanges rapportés du terrain laissent, eux, transparaître les nombreux questionnements qui traversent les patrons d’entreprise française.
Obtenir un agenda pro-innovation
Mais commençons par cet échange survenu en fin de rencontre. À l’envoyée spéciale du président de la République pour l’IA, Anne Bouverot, le directeur éditorial de La Tribune, qui anime les discussions, demande si l’on peut s’attendre « à des discussions sur l’AI Act » pendant le sommet, voire « à ce qu’il soit démantelé… ou du moins allégé ? » Les tensions autour de l’application du texte, dont le premier volet est entré en vigueur il y a quelques jours, restent vives, et pourraient s’accentuer sous la pression du nouveau gouvernement états-unien.